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 Gary, Loki, les amours de Ash et compagnies...

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Loki
Shipper en Herbe
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Féminin Messages : 55
Localisation : Grenoble

MessageSujet: Gary, Loki, les amours de Ash et compagnies...   Mar 13 Mar 2012 - 22:26

Hey! Je suis de retour, encore plus puissante Pouce pour re-poster ma fanfic que j'avais déjà commencé à mettre sur le précédent forum.

Donc comme je l'avais déjà précisé: Je porte son nom comme pseudo mais mon OC n'est pas moi, bien qu'elle me ressemble physiquement à cause des longs cheveux noirs, ben je ne les avait pas comme ça quand je l'ai crée, donc c'est plus du recordage de dernière minute.

Bon, pour refaire un mini-résumé, c'est l'histoire d'un personnage original dans l'univers de pokémon qui est mon tout premier oc que j'ai crée quand l'anime de pokemon a démarré. Autant dire que ça fait un bail. Mais du coup j'ai décidé de la reprendre et d'écrire l'histoire de sa vie en la modifiant à fond les ballons pour que ça comprenne toutes les régions/pokémons/personnages qui n'existaient pas encore à l'époque.

Bref, la toute première partie est raconté par Gary, vous verrez pourquoi, et après je pense qu'il y aura une tournante entre les POV.
Et aussi, donc Loki est très proche de Gary sans l'être des héros mais on les verras quand même tous apparaitre et mettre leur grain de sel, même si ce sera dans des passages qui n'ont rien à voir avec la vie de ma stupide héroïne.
et bien sûr il y aura des shippings Yeux de Vivaldaim .

Un dernier mot, comme précédemment, j'ajoute avec mes chapitres les dessins qui vont avec. Voiloù mes p'tits choux!!! I Love You


_____________________________________________________________________________________________________________________________

Chapitre I: La première et la dernière




Keren Ann-Ending song

"Ce qu’il y a d’ennuyeux dans l’amour, c’est que c’est un crime où l’on ne peut pas se passer d’un complice."
Charles Baudelaire


Spoiler:
 
POV -Heidrun le méganium-

Je te regarde. Je regarde ton visage qui me dit pardon. Je te regarde et je devine que ce n’est pas moi que tu fixes mais ton propre reflet double, renvoyé par mes grands iris jaunes.
Ne dis pas pardon, ne dis pas que tu es en train de faire une erreur. Quand tu marches devant moi, je m’attarde sur ta belle nuque blanche. J’y compte les petites vertèbres. Je devine dans la raideur du cou, dans les épaules lasses, que tu voudrais t’assoir et pleurer. Pleurer jusqu’à ce que ta mère vienne te sauver. T’envelopper dans sa chaleur salvatrice et te bercer jusqu’à ce que tu t’endormes.
Ne dis pas pardon. Ta mère ne viendra pas. Je sais ce que je fais. Je t’aime. Je sais que tu n’est pas assez forte pour me laisser derrière toi.
Je sens tes mains sur mes joues, ton front contre le mien. Et tu te répètes encore.
«Heidrun, je fais une bêtise. Pardon. Merci de rester.»
Laisse donc, tu ne peux pas comprendre. Je suis un pokemon. Je te donne ma vie, mais c’est toi qui est à plaindre. Mon amour est simple et désintéressé. Un amour que ne pourra jamais vivre ton cœur sec, tes sentiments malades.
Puisqu’il faut le faire, allons-y.
Mais soyons beaux et cruels.

Ne demande plus pardon... C’est trop moche entre tes lèvres.

(POV Gary)
8h du matin sur Bourg Palette.
Certaines choses ne changerons jamais...
Par exemple, il est certain que si je revenais dans dix ans passer une nuit dans mon village natal, cet enflure de dodrio me réveillerai avec la même ponctualité à huit heures pile.
Salaud.
J’ouvris les paupières doucement. Un rayon de soleil sournois vint taper droit dans mes iris et je grognais. Il me fallut quelques secondes pour réaliser où j’étais.
Je m’étais endormis sur mon bureau, la joue contre une liasse de feuilles, juste à coté de ma tasse de café maintenant froid. Je m’étirais rageusement. J’aurais pût au moins prendre la peine d’enlever ma blouse -maintenant froissée- et de m’installer sur le lit de camp installé par grand père, ce qui m’aurai évité d’avoir la marque du papier imprimée sur la joue.
J’étais seul dans le laboratoire. Le cyzayox que j’étudiai (La sexualité chez le cizayox, je vous recommande ça vivement, surtout quand monsieur est prude...) était sortit dans le parc depuis longtemps. Noctali avait déserté, elle aussi.
Autour de moi s’étalait tout un bric à brac de câbles, de notes et d’échantillons. J’avais bossé comme un dingue jusqu’à quatre heures du matin et ça ne m’avait rien appris que je ne savais déjà.
Raz-le-bol.
Je fixai d’un air morne le café froid qui stagnait dans le mug rondoudou que m’avait offert ma sœur pour mes quatorze ans. J’avais besoin d’un bon, vrai petit déjeuner. Et après je pourrai -potentiellement- être d’attaque pour retourner bosser.
Ronchon et somnolent, je descendis l’escalier qui reliait le laboratoire à la cuisine, m’arrêtant au passage devant la glace du couloir.
C’était doublement clair.
Un beau gosse comme moi ne devrait pas imposer des cernes aussi imposantes. C’était formellement proscrit par toute la communauté des fans.

Grand-père était déjà installé, grandiose dans son pyjama jaune à motifs, trempant son croissant dans une tasse de café au lait. Un début de barbe bleuissait son menton et il semblait dans ses pensées.
-’lut.
Il tourna la tête vers moi et répondit d’un hochement de tête. A ma mine, il avait compris que je ne serai pas d’humeur à entamer une conversation matinale. Mon papi, il était tellement perspicace, il y a des jours où je me disais que... Je l’aime >u< !!!
J’étais en route pour déposer mon mug sale dans l’évier et en prendre un propre dans le placard, quand le vidéophone sonna.
Entre nous, je ne voudrai pas avoir l’air désagréable. Ni l’être franchement. Mais de mon avis, le vidéophone ne devrait pas sonner quand il est huit heure du matin, qu’on a mal à la tête suite à nuit foireuse et qu’on cherche à prendre son petit déjeuner en paix.
C’est avec un grognement clair que je me suis tourné vers la cafetière semi-pleine tandis que grand-père soupirait, comprenant clairement que non, non! Je n’irai décidément pas répondre, même si j’étais debout et lui assis.
La chaise a raclé le sol, il s’est levé et j’ai vu le dos de sa robe de chambre marron s’éloigner vers le salon (avec lui dedans évidement :/).
Et le temps qu’il porte l’écouteur à son oreille et de répondre un «Allo?", un tonnerre de sanglots et de hokeys ont envahit la maison.
WTF??!!
Avec une curiosité teinté d’un «brin» d’irritation, je suis allé m’appuyer contre l’encadrure de la porte qui séparait le salon de la cuisine.
-Allons, allons Mme Joy...
Grand-père essayait à force de phrases rassurantes de calmer son interlocutrice.
Celle-ci était une femme d’environ quarante ans, blonde et pâle avec une frange en rouleau et trop de rouge à lèvres. Pendant qu’elle pleurait, ses grands yeux roses se convulsaient de façon hystérique et sa joue tremblait comme sous l’effet de spasmes.
Je la reconnu presque immédiatement...
Elle s’appelait Mandosiane Joy.
Pendant longtemps, j’étais resté perplexe devant cette chevelure platine et ce faciès trop maquillé. Mais la vérité était là. Mandosiane était bien une nurse Joy.
Décolorée mais tout de même. Elle était la preuve évidente que les infirmières Joy pouvaient se reproduire sans engendrer autre chose que des clones.
Elle ne tenait pas de centre pokemon mais un hôpital mixte pour humain/pokemon qui se trouvait à Snowpoint City et sa mère avait été la nurse en chef du centre pokemon de la ligue Sinnoh, bien avant la naissance de Cynthia.
Mon grand-père et Mme Joy parlaient à voix basse mais j’arrivais à saisir l’essentiel de la conversation. Après cinq minutes d’indiscrétion, je rejoignis la table de la cuisine, trébuchant au passage sur un zigzaton qui traversait.
Au bout d’une vingtaine de minutes, grand-père revint, la mine triste et l’air préoccupé.
-Les nouvelles ne sont pas bonnes? interrogeais-je, tout en connaissant la réponse.
Il haussa les épaules:
-Il n’y a aucunes nouvelles Gary. Rien.
-Alors pourquoi tant de larmes?
Il regarda par la fenêtre, songeur:
-Mandosiane est à bout de nerf. L’agent Jenny vient de lui annoncer que la police arrêtait les recherches. Tout tend à prouver que Loki est partie de son plein grès. Elle est majeur. Il n’y a rien à faire.
Je gardais un silence court, puis souri à demi:
-Six mois que sa fille a disparût sans laisser aucunes traces... Il va falloir qu’elle s’y habitue car m’est avis qu’elle ne va pas réapparaitre de sitôt.
En fait mon sourire était amer.
-Tu es vraiment cynique Gary. Tu ne t’en rendais pas compte mais je crois que Loki avait de l’amitié pour toi.
-Moi aussi je l’aimais bien, répondis-je en plongeant le nez dans mon bol pour mettre fin à la conversation.
Je l’aimais bien. Mais maintenant, je n’en étais plus aussi sûr.
J’essayai d’être sincère avec moi-même. N’ayons pas peur des mots.
Loki Joy était une connasse.
Elle était apparût dans ma vie de façon absurde, comme si elle avait le droit de perturber mon quotidien si rangé et avait un peu tout mis en vrac. Quand j’y repense, cette première rencontre n’avait vraiment pas été une réussite en soi...

Spoiler:
 

Je me souviens de cette matinée-là comme d’un rêve un peu fou et désordonné.
L’été était à son paroxysme. Les rayons du soleil brûlaient les herbes des pelouses et attiraient en masses des troupeaux d’héliatroncs béats et bienheureux. L’air chaud et lourd pesait sur les fronts et ma mère avait refusé de me laisser sortir avant que je mette ma casquette.
On pouvait entendre dans la forêt avoisinante les bourdonnements des dardargnans qui construisaient leur nids. Dans le ciel, des nuée de cotovol et de floravol se laissaient porter par les courants migratoires.
Il faisait vraiment trop chaud et une légère sueur enfantine couvrait mon cou et mes bras. J’étais bien.
La toupie smogo que j’avais reçu à mon anniversaire tournait à toute vitesse sur les dalles de la terrasse. En descendant la rue, j’aurai pût aller chercher Ash. On serait allés près de la rivière pour faire des ricochets. Ou bien on aurait suivis papi dans son parc, comme deux pots de colle insupportables et nous chamaillant pour un rien.
Mais pas encore. Pour le moment, je me satisfaisais du visage grimaçant de smogo qui tournait à toute vitesse.
C’est à ce moment là que j’ai aperçu Loki, je crois.
Elle était debout sur la terrasse, juste à l’angle de la maison. Elle s’appuyait d’une épaule contre le crépit écru et me regardait.
Sa salopette jaune citron réverbérait le soleil et m’éblouissait. Je plissai les paupières.
D’autant que j’en sache, Loki n’avait hérité de Mandosiane Joy que sa peau terriblement pâle. La peau de Loki semblait lisse et crémeuse comme de la porcelaine les bons jours. Les mauvais, elle prenait une teinte terne de cendre froide qui lui donnait l’air malade.
Ce jour-là était un mauvais jour.
De son père, elle avait reçu les cheveux noirs et raide (qu’elle portait longs) et les grands yeux bruns ternes. Les mains aux doigts interminables et la bouche en moue méprisante appartenaient à la grand mère, sans avoir touchés la mère.
Mais entre nous, Loki Joy n’avait plus rien d’une Joy.
Comme moi, elle devait avoir autour de six-sept ans maximum.
La salopette se terminait au dessus de ses genoux qui étaient écorchés et elle portait les dernières baskets à la mode. Des tennis à motifs tortank avec des scratchs. J’étais vert.
Elle portait ses cheveux tirés en deux couettes impeccables retenus par des élastiques accrochés à de fausses pokéball.
Je reniflai. Ça s’était vraiment une coupe de fifille.
Mais les chouchous pokeballs n’allaient pas avec le regard. Avec oeil. Grand et fixe. Immobile comme celui d’un insecateur qui attend que sa proie relâche son attention.
Oui, je dis bien l’oeil. Sans doute aurais-je dû le dire avant. La moitié du visage de Loki était tout enrubannée de gaze, et on pouvait voir un gros pansement en croix recouvrir son œil droit.
Dans sa main, elle tenait serrée la queue d’une peluche pharamp rappée et élimée qui trainait au sol à coté d’elle.
Alors j’ai dit quelque chose d’incroyablement idiot comme:
-Non, mais t’es qui toi?
Ou bien peut-être que c’était:
-Va t-en, c’est chez moi ici!!
Enfin bref, toujours est-il qu’elle n’a rien dit du tout. Sa moue s’est juste accentuée, un tout petit peu, dans le coin de la bouche. C’est peut-être vite dit de dire que c’est à ce moment là que j’ai remarqué. Loki avait un truc au coin des lèvres. Un peu comme Mme Darling dans Peter Pan, qui avait un baiser. Loki avait autre chose que je n’arrivait pas à nommer, mais c’était un truc pas sympa.
Je crois que je me suis avancé vers elle, et elle à soutenu mon regard jusqu’à ce que nous ne soyons plus qu’à cinquante centimètres l’un de l’autre.
-T’as pas entendue, je t’ai dit de partir!
-...
Alors je la poussai aussi fort que je pouvais et elle recula de quelques pas.
-Pourquoi tu dis rien? Tu as encore moins de cervelle qu’un psykokwak ou quoi?!
Les joues blanches s’empourprèrent et elle me foudroya du regard avant de cracher:
-Je n’ai pas besoin de parler à un sale pauvre comme toi.
Elle avait employé le même ton qu’un gosse qui dit à sa nounou:
«J’obéirai pas, t’es pas ma mère!!».
Je l’avais dit. Du haut de son mètre dix, Loki était déjà une graine de connasse.
Et moi, un vrai petit con dans mon genre aussi.
C’est pour ça que je lui pardonne.
...
Mais c’est la seule raison.
Enfin bon, il faut donc le dire. Cette garce en puissance était née avec une cuillère en argent dans la bouche. La cuillère, les tasses, le sucrier et le napperon en dentelle fine s’il vous plait. Mais ça je ne le savais pas encore.
J’étais juste resté bouche bée.
Non, seulement cette fille s’incrustait dans MON jardin mais en plus elle se permettait de m’insulter. Avec un beuglement de rage, je lui ai sauté dessus, perdant ma casquette. En un instant nous avons roulé dans les herbes brûlées, dans un bruit de glapissements stridents, de griffures et de mâchoires qui claquent.
En une poignée de secondes, ma mère et ma sœur, alertées par le boucan, ont jaillit depuis les portes-fenêtres du salon.
-Gary! Par Arceus! Qu’est-ce-que tu fabriques?!!
Deux poignes de fer nous ont séparés avant de nous remettre debout comme si nous n’étions pas plus lourds que des poupées de chiffon.
-Mais c’est pas moi m’man, c’est...
Je me suis ratatiné devant le regard assassin de ma mère.
J’avais frappé Loki à la pommette et du sang tâchait le pansement de son oeil. Elle avait mordu mon épaule à travers le tissus et je sentai encore les marques en arc de cercle de ses dents de lait.
Ma sœur, cachée derrière maman, me lança un sourire sournois. Elle était ravie que je me fasse engueuler. Je lui tirai la langue mais ma mère me donna une tape sur la tête.
-Regarde moi quand je te parle!!!
Il y eu un silence pendant lequel on entendit distinctement des mélocricks se faire des avances des plus douteuses.
-Et bien ça commence bien...
Blasée, elle se pinça l’arrête du nez:
-Bon, on va oublier ça d’accord. Je ne sais pas ce qui s’est passé et je NE veux pas le savoir... Nous allons re-faire les présentations.
D’une main, elle me fit tourner vers Loki, tout en recoiffant mes cheveux.
-Loki, voici mon fils Gary, Vous avez le même age. J’espère que vous vous entendrez BIEN.
Puis elle fit de même avec l’autre peste:
-Gary, voici Loki Joy, elle vient de Snowpoint City parce que ton grand père doit régler quelques petites choses avec elle. Elle va rester à la maison tout l’été.
O_o.
WTF?
J’avais mal entendu.
-Quoi! M’écriais-je, Tout l’été!!!!!!! Mais on a pas de place à la maison!!
Et la voix de ma mère asséna la sentence finale, qui m’acheva tel un pieu dans le cœur d’un nostenfer.
-Tu iras dormir dans la chambre de ta sœur, Loki prendra ton lit.
...
...
Je restai au moins une minutes les yeux grands ouvert, la mâchoire béante devant cette trahison non mérité, jusqu’à ce que ma soeur intervienne:
-Tu baves sur ton tee-shirt... C’est dégoutant.

D’autant que je m’en rappelle, ces vacances n’ont pas été une réussite. Je detestais miss Joy parce qu’elle m’avait pris ma chambre, monopolisait mon grand père (avec qui elle restait enfermée tous les jours dans le laboratoire) et était sous la protection optimale de ma mère qui ne lui disait jamais rien, peut importe combien elle pouvait être infecte.
Des fois, je me disais que ce serait bien si moi aussi, j’avais un truc de cassé. Ça abstenait Loki de répondre quand elle ne voulait pas, de dire bonjour, bonsoir, de manger de la purée de brocolis et de sortir faire la balade de santé le weekend. «Le handicap, c’est la classe», pensais-je alors.
Non mais quel petit con, je vous jure...
J’évitai Loki comme la peste mais elle semblait indifférente à mon sujet. Sauf les quelques fois où je la croisais par hasard à la salle de bain alors qu’elle refaisait calmement ses bandages et où je m’enfuyais en hurlant:
«Alerte, alerte, tutankafer s’est enfuit de son sarcofage!!!!»
Ça la rendait folle de rage mais il y avait un truc encore plus drole.
Loki avait la phobie des pokemons.
Trois exceptions à cette règle: Poochi, le marcacrin de sa famille, Attila le leuphorie de sa mère (qui lui avait aussi servie de bonne d’enfant) et Mr Bo, son doudou pharamp.
Aussi, rien n’était plus fun que de kidnapper le ratata de la voisine et de poursuivre Loki avec en le soutenant à bout de bras. Elle poussait des hurlements stridents et aigus jusqu’à s’être enfermée dans Ma chambre.
Tellement fun...
Cela peut sembler idiot, mais je n’avais aucunes idée de ce qui lui était arrivé au visage. J’ai posé la question une fois à ma mère qui éluda habilement le sujet d’une phrase stéréotypé du type:
-Elle a eu un accident idiot qui ne serait pas arrivé si elle avait mieux écouté sa mère et que je ne te raconterai pas pour ne pas te donner de mauvaises idées.
Et je n’insistai pas car après tout c’était le cadet de mes soucis.
Loki avait eu un accident idiot. Point.
Mon grand père s’occupait d’elle parce que mon grand père savait tout. Point.
Il y eu un dernier rebondissement pour clore ces vacances de cauchemar.
C’était l’avant-dernier jour. Un chauffeur impersonnel était venu chercher Loki dans une grosse voiture noire aux vitres teintées pour l’emmener à l’aéroport qui la ramènerai à Sinnoh.
Nous la regardâme partir sans un mot. Seul ma mère agita la main et Loki ne daigna pas lui répondre.
-Bon, et bien je suppose qu’on ne la reverra pas avant l’année prochaine.
Et voilà. C’était dit.
Comme le rhume des foins, elle allait revenir...
Oh oui, elle allait revenir.
De ses sept ans, à ses dix-huit ans, Loki allait passer tous ses étés chez nous.

-Gary?
-Hum...
-Gary, tu rêves?
-Pardon, j’étais dans mes pensées.
Je me levai pour ranger le petit déjeuner quand mon grand-père posa sa main sur mon bras:
-Laisse, je vais m’en charger.
Il me regarda avec une mine inquiète et les pattes d’oie au coin de ses yeux s’accentuèrent:
-Gary, je crois que tu travailles trop.
-Je sais... Je crois que je vais retourner me coucher.
-Ce serai le plus sage.
Je suis monté au ralentis jusqu’au labo avant de m’écrouler litéralement sur le lit. Je m’assoupit presque immédiatement mais mon répit fut de courte durée.
Environ vingt minutes après, mon repos fut interrompue par une série de bips électroniques des plus désagréables. Je soulevai à moitié la tête de mon oreiller.
L’écran de mon ordinateur portable s’était allumé.
Doublement pâteux, je l’attirais sur mes genoux. Ma messagerie instantanée s’était en marche:

Pika_and_me_forever said:
Gary, t là?
Pika_and_me_forever said:
Garyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy T_T
Pika_and_me_forever said:
Gary
Pika_and_me_forever said:
Gary
Pika_and_me_forever said:
Gary

Je soupirai et répondai:

-Oak_le_magnifique said:
Ouais, je suis là!!! ):< Arrête de me harceler, j’essaie de dormir!!
-Pika_and_me_forever said:
Aaah te voilà enf1, il fo que je te racont 1 truc fou qi mé arriV!!!!! >.<
-Oak_le_magnifique said:
Ok mais fais un effort pour écrire correctement.
Qu’est ce qui se passe?
-Pika_and_me_forever said:
(Oh tu fais ch***)
Je t’avais raconté qu’on devait se faire un week end ensemble avec des vieux amis. C’était il y a deux jours, on est allé faire la fête chez Iris.
-Oak_le_magnifaique said:
Et alors?
-Pika_and_me_forever said:
CILAN a essayé de me rouler une PELLE!!!
-Oak_le_magnifique said:
XD, Encore un!!! Ne t’inquiètes pas, après une nuit à cuver, il ne souviendra de rien.
-Pika_and_me_forever said:
Crétin O:<!!! Le seul qui m’ai roulé une pelle bourré c’était toi!! Mais je te pardonne parce que tu aimes les femmes...
-Oak_le_magnifique said:
X) La bisexualité n’est pas un crime.
Du coup, qu’est ce que tu lui as dit?
-Pika_and_me_forever said:
>.< J’ai rien dit, j’lui ai rendu.
-Oak_le_magnifique said:
O.O So what’s the problème?
-Pika_and_me_forever said:
Eh bien, je l’aime bien mais... J’aime beaucoup Misty aussi...
Et puis Paul, Aurore, Shooti...
Toi...
Je vous aime tous!!!!!
-Oak_le_magnifique said:
... O_O
-Pika_and_me_forever said:
Gary?
-Oak_le_magnifique said:
Quoi?
-Pika_and_me_forever said:
C’est quoi l’amour?
-Oak_le_magnifique:
*Meurt*
...
...
-Pika_and_me_forever said:
En plus, j’ai peur que tout ça interfère dans ma relation privilégiée avec pikachu.
-Oak_le_magnifique said:
Ash, je crois que sentimentalement parlant, tu es handicapé.
Epouse pikachu et n’en parlons plus.
-Pika_and_me_forever said:
Non mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité!!
-Oak_le_magnifique said:
cad?
-Pika_and_me_forever said:
Tu n’est même pas capable de prendre soin des amis auquels tu tiens. Et qui ne sont peut-être pas seulement des amis °3°<Bisous bisous bisous.
-Oak_le_magnifique said:
Hein? O.O
-Pika_and_me_forever said:
N'essaye pas de nier, je sais tout B).
Pour t’aider à comprendre, je vais chanter une petite chanson!!!
-Oak_le_magnifique said:
Eeeeeeh???
-Pika_and_me_forever said:
~Night in whiiiiiite satiiiinnnn~*chante*
Never reaching the eeeeeeeeeeeennnnnnd,
-Oak_le_magnifique said:
Eh mais t’es complètement félé ma parole
-Pika_and_me_forever said:
Letters Ive writteeeeeeeeeeeeen,
-Oak_le_magnifique said:
Jirachiiiiiiii, rends nous le cerveau d’Ash que tu as remplacé par une pastèque!!!!!
-Pika_and_me_forever said:
Never meaning to seeeeeeeeeeeend.
-Oak_le_magnifique said:
Je me réjouis que tu ne fasses que l’écrire sans chanter pour de vrai...
-Pika_and_me_forever said:
Beauty I’d always missed
With these eyes before,
Just what the truth is
I cant say anymore.
-Oak_le_magnifique said:
...
-Pika_and_me_forever said:
cause I love you,
Yes, I LOVE YOUUUU,
Oh, how, I LOOOVE YYYYYYYYYYYYYYOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUU.
-Oak_le_magnifique said:
O.O Je ne connaissais pas cet aspect cucul de ta personnalité (En fait quand j’y pense, tu l’as toujours été mais là tu atteints des sommets)
-Pika_and_me_forever said:
Est-ce-que Loki a laissé un truc pour toi?
-Oak_le_magnifique said:
Parce que c’est là que tu voulais en venir? Désolé, mais pour moi elle est juste une EX-amie >:(. Je boude encore parce que je suis vexé.
-Pika_and_me_forever said:
Les Ex, c’est toujours dangeureux X).
Alors, elle a laissé un truc?
-Oak_le_magnifique said:
Pas vraiment.
-Pika_and_me_forever said:
Pas vraiment ??
-Oak_le_magnifique said:
Bonne nuit Ash.
-Pika_and_me_forever said:
C’est le matin Gary :p
-Oak_le_magnifique said:
@+
Oak_le_magnifique a quitté la conversation.

Juste avant de rabattre l’écran de mon ordi, j’envoyai un mail rapide à Misty:

Laisse tomber Ash, ce type est idiot,
Amitiés,
Gary

Mais ce crétin m’avait mis une idée dans la tête.
Quelque chose que Loki m’aurait laissé. Un mauvais ami...
Je me retournai sur le ventre et ouvris le tiroir de la commode installée juste à coté de mon lit de fortune. En tâtonnant, mes doigts finirent par se refermer sur un petit objet de métal.
J’hésitais un instant, avant de sortir ma main, le poing fermé. Je l’entrouvris doucement. Il était là. Logé dans le creux de ma paume, rouillé et recouvert de boue.
Je me rallongeais en le tenant toujours, laissant mon bras pendre contre le carrelage.
Ash avait tort pour quelque chose. Je ne pouvais pas aimer Loki. Mais elle n’était pas vraiment mon amie non plus. Ne me l’avait t-elle pas dit. Le dernier jour...

Spoiler:
 

La chambre était baignée dans une lumière douce émanant de petits lampions qui tamisaient le rose et l’or du papier peint. On y trouvait une penderie en bois, peinte en blanc, un tableau représenant des lakmécygnes sur le mur du fond et près de la porte, un panneau où étaient épinglés sagement des rubans de concours. Un grand lit avec un édredon moelleux s’étendait sous la fenêtre en arcade. Enfin, des gros coussins rebondis s’étalaient sur le parquet clair.
Cette chambre était celle de Janis Cole.
Nous étions tous les six posés dans cette chambre, pour passer dignement ce vendredi soir qui amorçait notre weekend.
Quand je dis tous le six, je parle de moi et des autres membres de mon cours de recherche. Officiellement, nous étions appellés la section BIO, ce que Giselle aimait à traduire:
-B.I.O, Beaux, intelligents et orgASMique!!!
Et oui, il a bien fallut que je prenne des cours. Il y a un moment où voyager ne suffit plus et où l’on a besoin d’un bagage officiel avec un tampon sur un diplome.
Voilà, et les circonstances m’avaient jeté dans ce préstigieux établissements remplis de richards odieux et rongés par l’orgueil. J’y reviendrai sans doute plus tard.
Je jetais un coup d’oeil à mes compagnons. Janis Cole, Jon Gallié, Giselle Letteri, Danny Brown, Loki Joy et moi bien sûr.
Je m’attardais sur chacun d’entre eux l’un après l’autre, en commençant par Giselle et Loki. Oui, les deux ensemble. Inévitablement. Les deux siamoises toutes puissantes de l’école élémentaire pokemon. Si vous croisiez Giselle dans un couloir, alors à coup sur, quelques pas derrière les hanches aguicheuses de la première, on pouvait trouver la seconde, silencieuse et froide.
Les élèves de première année leur avaient donné le surnom de «terre» suite à leur agaçante manie à se prendre pour le nombril de l’univers (mais ne leur dites pas!).
Parce que Giselle, voluptueuse et provocante semblait draguer et faire s’évonouir tout mâle hétéro dans un rayon de dix mètres, elle était officiellement l’hémisphère sud. Et parce que Loki avait gardé cette manie agaçante de se taire en public et de foudroyer tout obstacle de son oeil unique et glaciaire, sans conteste, elle était l’hémisphère nord.
Et ses surnoms étaient renforcés par le fait que, bien que Giselle eut un charme ravageur qui faisait défaut à Loki, c’était vrai qu’elles avaient l’air de deux moitiés, avec leur longs cheveux noirs -pour l’une, raides, et pour l’autre parsemés de grosses boucles-, leur grands yeux bruns et leur peaux pâles.
L’une première incontestée de l’école, l’autre héritière d’une fortune colossale (qui avait l’avantage de financer en partie l’établissement).
A elles deux, nos deux cauchemars ambulants étaient les élèves les plus craintes, les plus méprisées, et les plus populaires de toute l’école.
Pourtant, psychologiquement parlant, si ce n’est leur égoïsme inné de petites filles gatées, elles ne se ressemblaient pas. Giselle avait un sadisme inné. Elle aimait pincer les petits nouveaux, confisquer le dernier numéro de Poképeople mag pour le plaisir, et passer des heures à critiquer les élèves qu’elle croisait avec Jon (et à voix haute please!). En contrepartie, son sens de l’humour lui conférait une certaine sympathie auprès des élèves qui ne subissaient pas ses ragots. Et si on s’en donnait la peine, il était possible de s’en faire une amie sincère (enfin, peut-être O.o).
A l’opposé, Loki ne faisait jamais rien qui puisse causer préjudice à autrui de façon directe (le contraire était vrai aussi), mais d’une certaine façon, les autres élèves la craignait davantage encore que Giselle.
Sous le poid de son regard monophtalme, les meilleurs places se libéraient dans la cafétéria, les foules se fendaient, les gens bafouillaient et rougissaient. Son mutisme semblait l’entourer d’une aura de mystère qui lui assurait pour des raisons inconnues l’adoration et la terreur des filles de première et deuxième années.
Cette façon qu’elle avait d’être indifférente devant les frasques de son inséparable amie, sans aprouver ni défendre faisait d’elle le Remus Lupin de Black et Potter, le Hanazawa Rui de Domioji Takasa. Une certaine langueur en plus.
Voilà pour ces deux là.
Loki, actuellement appuyée contre le bois de lit de Janis, faisait tourner dans sa main un verre ballon à pied, dans lequel tourbillonnait un vin licoreux et doré («Du tokay Gary, du tokay»). Elle le sirotait à petites gorgés, tout en participant aimablement à la conversation.
Parce qu’au sein de notre petite communauté, Loki Parlait (Alléluia!).
En face d’elle, Giselle sifflait une bouteille de vodka à trois quart vide comme si c’était du petit lait. Elle appellait ça «entretenir son alcoolisme aristocratique».
A sa gauche, Jon Gallie fumait une cigarette plus longue que la normale (ironiquement Loki disait qu’il entretenait «son cancer aristocratique» jusqu’au moment où elle lui en chippait une et ne disait plus rien).
D’une ceraine façon, Jon était un cliché, il le revendiquait lui-même. Sa théorie était que même si les gens se moquaient des téléfilms culculs qui finissaient sur un coucher de soleil, et bien, quand ils se retrouvaient eux-même devant ce coucher de soleil, ils avaient une réelle émotion.
Jon n’était pas plus grand que Giselle et Loki, mais sa stature était fine et osseuse. Quand il ne portait pas son uniforme, il était toujours vétu de chemises blanches retroussées aux coudes, le tout recouvert d’un veston noir . Il avait de longs cheveux violets et raides qui lui tombaient au milieu du dos et de grands yeux sombres.
Il avait cette manie agaçante d’appeller tous le monde «chérie» d’un air narquois, excepté Janis qui avait l’insigne honneur d’être «poussin». Il avait une tendresse spéciale pour elle mais rien de romantique. Jon était gay. Il n’en parlait jamais sérieusement mais avait une façon particulière de poser sa main aux ongles noirs sur les bras des gens. Et quand il regardait un garçon qui lui plaisait, il le regardait en coin, laissant filtrer son regard violine à travers l’épais rideau de ses cils. Dans ses moments-là, son visage prenait une expression douce qui n’allait pas avec son habituelle moue moqueuse et remplie de sarcasmes.
Jon était une langue de vipère à l’humour noir et grinçant. Cela faisait de lui le partenaire de torture attitré de Giselle.
Jon était né à Atalanopolis, dans la région de Hoenn.
Il était le fils unique et révéré d’une famille ancienne et respectée de magistrats et avait lui-même l’ambition de devenir juge de concours pokemon.
Juste à coté de lui, affalé nonchalament sur un coude, Danny Brown souriait.
C’était un grand blond à la peau mate, aux yeux verts et aux pectoraux bien dévelloppés. Cela faisait maintenant cinq ans qu’il était le petit copain attitré de Giselle bien qu’ils se méprisaient autant qu’ils s’aimaient.
Danny avait un faciès idiot de surfer immature mais il était plutôt beau. Il était très sûr de lui et un peu lymphatique. En revanche, vu son abscence absolue d’ambition, on pouvait se demander ce qu’il faisait-là si ce n’était pas pour suivre sa chère et tendre. Son seul plaisir dans la vie semblait être de s’envoyer en l’air dans des endroits improbables et que tout le monde le sache. Et tout le monde le savait. Il aimait les pokemons puissants qui en jetaient, et ne portait jamais que les choses les plus chères du marché.
Enfin, allongée sur le lit à coté de moi, Janis Cole me regardait.
Après avoir fait le tour de toutes ses créatures des plus malsaines, on ne pouvait que s’interroger sérieusement: Mais qu’est ce que Janis foutait là?
Janis était gentille, mignonne, attentionnée et j’en passe. Elle avait un mot gentil pour tous, du sérieux à revendre, des idéaux et semblait toujours joyeuse.
C’était une petite blondinette aux cheveux coupés en carré plongeant, avec une bouche de poupée et d’immenses yeux bruns clairs.
Elle était née à Hoenn également et provenait d’une famille de créateur de pokébloc très connus. Depuis sa plus tendre enfance, elle avait participé à des concours pokemon avec son lakmécygne et révait de devenir une véritable championne dans ce domaine.
Quand elle vit que je la regardais, elle rougit et détourna les yeux. J’avais compris très vite que Janis en pinçait sérieusement pour moi. D’une certaine façon, elle ne s’en cachait pas.
Des fois, je regrettai que dans notre petit groupe, les pokemons ne soient pas plus présents. Mais non, chez nous, c’était les hormonnes qui dominaient.
Giselle draguait tout les mâles des environs, son copain compris. Jon aussi. Janis me draguait. Je draguais Janis et Jon par la même occasion. Danny se draguait lui même à chaque fois qu’il passait devant une glace («Je suis si beau *w*»). En fait, Loki était la seule qui ne draguait personne, et c’était bien comme ça.
Oh pardon. Erreur grossière. Il y avait une personne que Loki draguait. Par une chance inespérée, on ne l’avait vu qu’une fois ici, quand il l’avait déposée en voiture, lui assurant par là même un accroissement supplémentaire de popularité.
Loki draguait Steven Stone.
En fait, ce n’était même plus de la drague, c’était du fanatisme ardent. Steven Stone, ou le mec capable de transformer un glaçon en héroïne de shojo nymphomane.
Je n’aimais pas du tout ce mec. De la même façon, Loki n’aimait pas Janis bien qu’elle se garde de le montrer. C’était de la jalousie puérile. Nous étions avare chacun de cette amitié ambigüe et exclusive qui avait mis dix ans avant de trouver une pseudo-stabilité.
Mais pour revenir à Steven, son amitié avec Loki tenait de longue date. Le père de Loki était l’associé du père de Steven, directeur de la Devon Sarl. De ce fait, Loki connaissait Steven depuis sa naissance (Et était amoureuse de lui depuis qu’elle savait ce que ça voulait dire). De son coté, Steven, agé de huit ans de plus qu’elle, la traitait aimablement comme une petite soeur trop enthousiaste.
-Gary? Tu écoutes un peu?
C’était Danny.
-Hum... à quel sujet?
-On va aller s’entrainer dans le parc, demain matin. C’est vrai qu’on en a plus vraiment besoin, mais je pense qu’un bon combat pourrait détendre mon Magnezone. Il a de la tension en ce moment.
-Oui, pourquoi pas.... Tout le monde vient?
Loki leva la main:
-Désolé, mais je sèche.
-Il ne te demandai pas, chérie, répondit Jon avec un sourire plein de dents. Pour toi c’était acquis.
C’était vrai. En combat pokemon, Loki était une catastrophe ambulante. Il n’y avait rien auquel elle répugnait autant que de combattre. Sans doute un reste de son antique phobie pokemonesque qui remontait face à la violence des combats. En plus, sa monophtalmie l’empêchait d’apprécier correctement les distances, ce qui n’arrangeait rien.
Petite anecdote: Aux examens de combat, il y a quelques années, seul un gros pot de vin glissé à l’examinateur par les parents lui avait assuré un dix au lieu d’un trois qui en disait long.
Loki était lente et pointilleuse. Elle était faite pour vivre cloitrée dans un laboratoire, distillant du pus d’ortide et du jus de chaussette.
Malheureusement, elle en avait décidé autrement. Elle voulait devenir traqueuse. C’est à dire quelqu’un capable de retrouver n’importe quel pokemon.
Bon, c’était vrai qu’il n’y avait pas son pareil pour détecter de la secrétion d’axoloto sur des cailloux de rivière, pour dénicher des terriers de feunards remplis de bébé goupix quand venait le printemps, et puis trouver les feuilles que mangeait machin, les traces de pas de truc...Et contrairement à moi, elle faisait la différence entre un fossile et une déjection fossilisée (old mémories... lalala :/).
Enfin, bien que je ne cesse de la mettre en garde, Loki faisait la sourde oreille:
-Mais enfin, entraines-toi malheureuse! Qu’est ce que tu feras, si un jour, en traquant un cerfrousse shiney, tu tombes sur un troupeau d’ursarings en rut, comme Ash dans l’épisode 155 de diamant et perle????
-Heuh? Je courerai?
-*meurs*
Et voilà que je m’égare et que le sujet a nouveau viré en mon abscence. Je voie Jon jurer et taper du poing sur le plancher, ce qui fait vibrer la bouteille de vodka de Giselle (du moins le fond qui y reste):
-Je vous le dit, la seule chose qui compte, c’est la notoriété! La no-to-ri-é-té!!!
Janis protesta:
-Je suis sure que tu n’en penses pas un mot!
Giselle et Danny échangèrent un regard narquois.
-T’es trop innocente poussin.
Loki leva son verre:
-Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la seule chose qui compte. Mais la notoriété peut être révélatrice de la qualité d’une personne.
J’allais protester mais Giselle me coupa la parole:
-Tutuuut Gary. Avant de dire quelque chose. Pourquoi crois-tu pouvoir être avec nous ce soir.
-Nous, l’élite de la société, ajouta Danny en riant (mais ça venait du coeur, j’en suis sûre).
-C’est parce que tu es le petit-fils du professeur Chen. Quoi d’autre?
-Une fois encore, la notoriété à vaincu! conclut Jon, une main sur le coeur.
Ils rirent et se remirent à bavarder en coeur.
Je glissais à l’oreille de Loki, assise juste devant moi contre le lit:
-On en apprend de belles. C’est vraiment pour ma notoriété que tu m’as obtenu une place ici? C’est tout ce que je suis pour toi? Une...
-Une bête de foire à exposer! compléta-t-elle gaiment.
Loki était d’excellente humeur, c’était louche.
-Je n’aurai pas dit ça... «Une simple façon de se mettre en avant» suffisait.
-Mais non...
-Alors j’aimerai bien savoir ce que je suis!
Un rire, lui roula dans la gorge. Elle se retourna et son oeil pétillait. Elle se pencha tout contre ma mâchoire:
-Pour moi...
Elle se mordilla la lèvre, cherchant le mot exacte:
-Tu es mon complice, Gary...

Ce soir-là, Loki est allée se coucher tôt. Je suis resté tard avec les autres et nous bu trop et trop tard. Je n’en suis pas vraiment fier, mais ce soir-là, j’ai couché pour la première fois avec une fille.
Ca s’était passé comme ça. Janis avait un peu forcé sur l’alcool, moi aussi et aucun d’entre nous n’y était habitué contrairement au trio d’imbéciles qui nous faisait face.
Elle fut plus entreprenante que d’habitude et au moment où je voulus quitter la chambre à la suite des autres, elle me retint par la manche.
Enfin bref, honnêtement, ce fut un foirage intégral. Heuh, sur le coup, pour moi, c’était pas mal. Mais quand je repense aux efforts maldroits de Janis pour donner un minimum de tendresse à cette étreinte d’ivrogne, j’ai juste envie d’aller me terrer dans un trou de sabelettes.
J’ai rejoins ma chambre à trois heure du matin, mortifié et me demandant comment j’allais pouvoir regarder Janis en face le lendemain.
Par chance, la question ne se posa pas puisqu’elle ne vint pas à l’entrainement avec les autres (Qui fut épique, vu l’état lamenable dans lequel nous étions tous. Même Giselle laissa son ossatueur s’entrainer seul pour aller s’allonger.)
C’est seulement en rentrant que j’ai escaladé les étages des dortoires pour aller chercher Loki dans sa chambre et lui dire de nous rejoindre à la cafétéria.
J’ai toqué deux fois et suite à l’abscence de réponse, j’ai ouvert la porte.
La chambre était vide.
Disparus la table d’échec, les livres sur les étagères, le tapis, les chaussures alignées. Evanouit aussi le réveil ectoplasma, les carnets à croquis et les photos au dessus du bureau. Les tableaux évaporés avaient laissés sur le mur une trace plus claire.
Le lit à baldaquin semblait nu sans ses draps. Je courus vers les meubles. La penderie était vide. La commode aussi.
Je lançait un regard égaré autour de moi. Il ne restait plus que le papier peint victorien, gris et noir, celui dont je me moquais si souvent(«trop daaark...» «Je t’em**** Oak»).
Dernier recours, la table de nuit. J’ouvris le tiroir et y plongeait ma main en tâtonnant. Tout au bout, mes doigts rencontrèrent un objet qui semblait coincé.
Je tirai dessus et il jaillit du tiroir.
Je restai idiot.
C’était mon vieux pendentif. Le disque vert et jaune. Celui que j’avais perdu, il y a si longtemps. Il était rouillé et encore couvert de la boue de la rivière dans lequel il était tombé. Je ne savais même pas que Loki l’avait eu toutes ses années.

J’ouvris les yeux. A ce moment- là, j’avais cru à une blague (une mauvaise). Je croyais qu’elle allait revenir.
En fait, j’étais furieux et je le suis encore.
Et ce vieux pendentif, l’avait-elle laissé pour moi ou bien étais-ce un oubli? Après tout, il était coincé tout au fond du tiroir.
Enfin, je lui en foutrai des complices moi... Lâcheuse.
Alors, c’est venu comme ça, d’un coup. J’ai pris une décision complètement frapadingue. Tellement que j’ai bondit sur mon lit comme un ressort.
C’est à ce moment là que Noctali est rentrée dans la pièce. Elle m’a jeté un regard surpris en me voyant si agité et je lui ai fait signe d’approcher.
J’ai pris son museau dans mes mains et je lui ai dit:
-Humm, tu sais quoi ma vieille, ce que je vais te dire ne va pas te plaire. Je sais que tu te plaisais bien ici, mais la sexualité de Cizayox attendra.
-Et on peux savoir où tu vas comme ça?
Je relevai la tête. Mon grand père était au seuil du laboratoire. Je lui lançais un regard sérieux.
-Je vais à Snowpoint City. Je vais retrouver Loki ( Et lui mettre mon poing dans la figure).
Il leva les sourcils très haut:
-Et c’est nécessaire de commencer ton enquête aussi loin?
J’ai réfléchit un instant:
-Oui, je crois que c’est nécessaire...
Et puis j’ajoutai:
-Je vais tout reprendre depuis le début...


Spoiler:
 


Voilà, ce sera tout pour cette fois ;)...
Gros bizoooo





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